L’arborescence du futur site co-construite avec les citoyens !

Découvrir les attentes des habitants de la ville et de la métropole de Nantes est l’ambition du second atelier arborescence organisé jeudi 14 décembre 2017. Ce rendez-vous a réuni 16 citoyens et 15 agents du territoire. Ensemble, les participants ont croisé leurs regards pour élaborer plusieurs plans du futur site internet de la ville et de la métropole de Nantes.

Le centre des expositions de Nantes Métropole se remplit ce jeudi 14 décembre 2017. La raison ? Le second atelier arborescence pour le futur portail du territoire. A cette occasion, les citoyens prennent place autour de 6 tables avec les agents de la ville et de la métropole nantaise pour une soirée prolifique. Ces groupes ont une mission : co-concevoir ensemble plusieurs idées d’arborescences pour le futur site internet de la ville et de la métropole de Nantes… en 45 minutes !

Avant de se lancer dans cet exercice, Xavier Crouan, le directeur général à l’information et à la relation citoyenne de la ville de Nantes et Nantes métropole explique l’enjeu aux participants : « Le futur dispositif numérique va permettre de répondre aux besoins des citoyens. Il faut réinventer notre relation à l’ère du numérique. » Oui, mais comment ? Neuf « partis pris » guident le travail autour du futur site comme le détaille le directeur :

  • « construire LA plateforme du territoire ;
  • partir des besoins et parcours de vie des usagers ;
  • se projeter dans une logique « mobile first » ;
  • faciliter la mise en relation avec l’Institution ;
  • proposer des contenus plus localisés, plus personnalisés, « pour tous et pour chacun » ;
  • intégrer la co-construction à l’expérience pour rendre le dialogue citoyen accessible à toutes et à tous avec une attention portée à la clarté et au suivi des engagements ;
  • systématiser une approche de test et d’expérimentations ;
  • élargir et susciter de nouveaux services ;
  • révéler l’ADN « complètement à l’ouest » d’un territoire audacieux, créatif et innovant ».

A 19h15, chaque groupe ouvre l’enveloppe déposée sur sa table. A l’intérieur 40 cartes avec des intitulés représentant à la fois les entrées actuelles des deux sites ou des futures rubriques. A quoi servent ces cartes ? L’enjeu est de les classer, regrouper, fusionner pour dégager des grandes familles thématiques ou fonctionnelles. Cette méthode est appelée le tri par cartes ouvert. Pour aider les contributeurs dans cet exercice, six animateurs de l’agence Spintank se sont répartis dans les différents groupes.

Quatre membres du conseil nantais pour la citoyenneté des étrangers (CNCE) circulent entre les tables. Ils ont pour mission de suivre les échanges entre les participants et de relever les idées pertinentes.

Les premières minutes sont consacrées à la découverte des cartes. Les premières réflexions fusent. « Le mot ”institution” en nom de rubrique, ça fait peur », remarque un participant. « Les usagers ne vont jamais sur ce genre de rubrique », reprend un autre. « Si on créait des entrées personnalisées pour personnaliser l’information ? », propose une citoyenne. A quelques mètres, sur une autre table, l’idée est exclue : « Ce n’est pas parce qu’on est une personne âgée ou handicapée qu’on ne peut pas être intéressée par le même contenu que les autres. ». « Pourquoi ne pas rapprocher politiques publiques et dialogue citoyen ? », lance un individu. Autour de la table à côté, la question se pose également : « Il y a une démarche de co-construction avec les institutions et les citoyens pour établir les politiques publiques. Il est logique que ça apparaisse sur le site dans une rubrique « Institutions et moi » pour marquer le ”nous” », insiste un Nantais.

Les participants s’appuient sur leur vécu pour élaborer les arborescences. « Quand je suis arrivée avec mes deux enfants, j’ai jonglé entre les sites et les rubriques. Alors qu’avec des entrées thématiques pour les nouveaux Nantais, j’aurais tout identifié en une fois ! » confie une citoyenne face à la carte « nouveaux arrivants ». « L’entrée par une carte géographique est essentielle. Avec Cartoquartiers, j’ai découvert des choses que je n’aurais jamais trouvé autrement à mon arrivée », explique une habitante récemment installée dans la ville. « Même pour moi qui suis Nantais la cartographie est importante. Il y a tellement de choses à faire et à voir que je ne retiens pas tout. Et je ne sais pas forcément tout replacer sur le territoire hors de ma rue », sourit un voisin de table.

     

Il est 20 heures : les 45 minutes imparties sont écoulées. Les participants en profitent pour échanger sur les raisons de leurs venues. Souriante, une mère de famille, habitante de la métropole, confie à ses voisins de table : « Je n’habite pas dans Nantes. J’ai toujours l’impression de ne pas savoir ce qu’il se passe au niveau de la ville et de la métropole. Participer à cet atelier est un moyen pour moi de découvrir le projet et de suggérer des idées pouvant m’aider par la suite dans mon quotidien. » En face d’elle, deux agents de la métropole confient leur envie de s’« investir dans ce nouveau portail important dans leur vie professionnelle » et avoir envie de « connaître les attentes des usagers ».

Une première représentante de groupe se lève pour dévoiler l’arborescence de sa table. Les 5 autres groupes se succèdent, les applaudissements résonnent à chaque fois.

 

Au tour des membres du conseil nantais pour la citoyenneté des étrangers (CNCE) de donner leur sentiment. Plusieurs idées ressortent :

  • la représentation graphique via des pictogrammes, par exemple pour symboliser les différents modes de transport comme évoqué à une table, peut faciliter la compréhension par tous en tant que langage universel ;
  • La proposition de créer des entrées sur le site par cible pose un problème de segmentation des cibles et par conséquent de « stigmatisation », insistent plusieurs membres.
  • Les services et le dialogue citoyen doivent être mis en avant, car ce sont des thématiques clés.
  • Les choix opérés par les participants de la table 2 ont su séduire l’un des membres du CNCE, aller à l’essentiel pour mieux s’adresser à tous.

A présent, l’heure est au vote. Chaque participant a deux choix à faire : désigner avec une gommette l’arborescence qu’il juge la plus pertinente parmi les six réalisées et pointer la rubrique la plus intéressante à l’aide d’une seconde gommette.

 

Les discussions reprennent entre les participants sur les bonnes idées des autres. « L’entrée par filtre pour les quartiers est intéressante », note un habitant. Alors, quels sont les résultats ?

 

  • L’arborescence  de la table 1 récolte 4 votes. La rubrique « Agenda» a reçu 1 vote « coup de cœur ».

  • L’arborescence de la table 2 remporte 11 votes. Plusieurs rubriques « coup de cœur » ont été désignées :
    • « J’arrive à Nantes» : 3 votes ;
    • « E-démarches » : 2 votes;
    • « Sortir / bouger» : 2 votes ;
    • « Contribuer à la ville » : 3 votes.

  • L’arborescence de la table 3 obtient 4 votes. Plusieurs rubriques ont reçu des gommettes :
    • « Je m’installe à Nantes Métropole » : 1 vote ;
    • « Info trafic » : 1 vote ;
    • « J’explore Nantes Métropole » : 2 votes.

  • L’arborescence de la Table 4 a été plébiscitée avec 13 votes. Plusieurs rubriques ont été appréciées :
    • Filtre par quartiers : 5 votes ;
    • «Actualités » : 2 votes ;
    • «Vie quotidienne » (famille, éducation, logement) : 1 vote.

  • L’arborescence de la table 5 a reçu 1 vote. Deux rubriques ont été remarquées :
    • « A votre service » : 9 votes ;
    • « Transversal » : 7 votes.

  • L’arborescence de la table 6 a obtenu 11 votes. Deux rubriques ont attiré l’attention :
    • « Quoi faire (loisirs) ? » : 1 vote ;
    • « L’Institution et moi » avec le dialogue citoyen : 2 votes.

Tous ces retours permettent de nourrir la réflexion et de croiser les partis pris de l’équipe projet interne et des équipes de Spintank sur les grandes rubriques de l’arborescence du futur portail de la ville et de la métropole de Nantes avec les attentes des citoyens. Les grands piliers de l’arborescence seront dévoilés à la fin du mois de janvier aux citoyens sur ce blog.

Pour en savoir plus sur le premier atelier arborescence, c’est par ici.

 

Le GrandLyon en visite « benchmark » à Nantes

La méthode participative nantaise intéresse d’autres grandes métropoles. Une équipe du service web et éditions du GrandLyon s’est spécialement déplacée les 15 et 16 novembre pour rencontrer l’équipe projet Refonte web nantaise et participer au 1er atelier de co-conception de l’arborescence. Julien, Karine, Cécile et Gaëlle ont apporté leur contribution pendant l’atelier, et puisé « des idées et de l’énergie » pour leurs projets numériques en mode participatif. Des échanges qui vont se poursuivre.

 

Atelier arborescence

Le 1er atelier sur l’arborescence du site !

Concevoir le plan du futur site internet de la ville et de la métropole de Nantes : c’était l’objectif du premier « atelier arborescence » organisé jeudi 16 novembre 2017. Pour relever ce challenge, 26 professionnels de l’information de la ville et de la métropole de Nantes et, en visiteurs exceptionnels, 2 représentants des équipes du Grand Lyon se sont mobilisés.

Jeudi 16 novembre 2017, l’organisation de la salle de la Loire située au 7e étage des locaux de Nantes Métropole est un peu chamboulée. Les tables de l’enceinte du Conseil sont rassemblées en quatre îlots pour former plusieurs espaces de travail. La raison : accueillir un premier atelier de co-conception de l’arborescence du futur site de la ville et de la métropole de Nantes.

Mais une arborescence, c’est quoi ? C’est la représentation schématique de la structure du site. Elle permet :

  • Pour les utilisateurs de :
    • Naviguer facilement d’un contenu à l’autre ;
    • Avoir une vision globale du site ;
    • Se repérer facilement dans le site ;
    • Trouver facilement une information ;
  • Pour les contributeurs du site de :
    • Organiser la contribution ;
    • Optimiser le référencement naturel ;
    • Homogénéiser les contenus ;
    • Organiser la conception du site ;
  • Pour tous de :
    • Comprendre le discours et l’offre de la ville et de la métropole de Nantes.

Atelier arborescence

Pour les quatre groupes, animés par l’agence Spintank, la mission n’est pas aisée. Comme le souligne aux équipes Xavier Crouan, le directeur général à l’information et à la relation citoyenne de la ville de Nantes et Nantes métropole, la feuille de route du projet de refonte, est à la fois succincte et ambitieuse :

« La nouvelle plateforme devra porter nos engagements : simplification, innovation, nouvelle relation aux citoyens, attractivité du territoire. L’objectif est de faire simple dans un système complexe. »

Alors, comment concevoir cette arborescence ? La méthode adoptée pour ce premier atelier est le tri par cartes. Il s’agit de classer, regrouper, bouger les 58 cartes proposées, représentant à la fois les pages, les entrées actuelles ou nouvelles des deux sites. L’enjeu est de dégager des grandes familles ou rubriques.

atelier arborescence atelier arborescence Atelier arborescence

Cela peut paraître simple, mais en réalité, très rapidement, des débats émergent au sein des tables :

  • « Est-ce que l’on doit séparer la vie pratique des services ? » ;
  • « Comment faire pour que les habitants trouvent cette information ?» ;
  • « Est-ce qu’un horaire de crèche, tu le cherches en services ou en Petite enfance ?» ;
  • « Où sont les horaires de piscines ?» ;
  • « Comment montrer le lien entre les politiques publiques et les actualités ou les activités ?» ;
  • « Est-ce que l’on entre par fonctionnalités (services, participation, etc.) ou par thématique (culture, sport, innovation, urbanisme, etc.) ?» ;
  • « Comment raconter la ville, la métropole et son action en évitant l’effet catalogue ? N’y a-t-il pas un enjeu autour de l’éditorialisation des contenus ? »

Une heure de discussion après, chaque groupe présente son arborescence :

Atelier arborescence Atelier arborescence Atelier arborescence Atelier arborescence

Puis les animateurs de Spintank dévoilent à chaque groupe deux autres propositions de travail :

Atelier arborescence

Atelier arborescence

Les équipes de Spintank échangent avec les participants et prennent en compte leurs retours et leurs remarques :

  • « Ne faut-il pas avoir une organisation simple permettant un usage facile pour l’utilisateur ? » ;
  • « Est-ce qu’on ne doit pas avoir des entrées par cible ? » ;
  • « Ne faudrait-il pas arrêter avec les intitulés institutionnels pour faciliter la navigation des utilisateurs ? » ;
  • « Comment promouvoir le territoire en répondant aux besoins des utilisateurs ? » ;
  • « Ne pourrait-on pas personnaliser notre home en configurant notre espace personnel pour avoir les informations qui nous intéressent ? »

Place au vote, en deux temps. Pour commencer entre les 4 arborescences réalisées le matin-même par les participants.

L’arborescence bleue de la Table 1 remporte les suffrages avec 16 votes.

Atelier arborescence

L’arborescence rose de la Table 2 recueille 4 votes.

Atelier arborescence

L’arborescence orange de la Table 3 obtient 2 votes.

Atelier arborescence

L’arborescence jaune de la Table 4 récolte 6 votes.

Atelier arborescence

Puis entre les deux propositions de Spintank. L’arborescence A, dite « classique », compte 15 votes et l’arborescence B, dite « audacieuse », 13 votes.

Atelier arborescence

Ces premiers retours vont permettre aux équipes de Spintank de retravailler les deux arborescences avec des partis-pris distincts pour l’atelier du 14 décembre 2017, de 18h45 à 20h45, avec les citoyens-usagers au centre des expositions de Nantes Métropole.

Nantes s’enrichit de l’expérience de Montréal

Communicante publique québécoise, Myra Barnoti travaille au sein de l’équipe numérique de la Ville Montréal. Elle a profité d’un passage à Nantes sur son temps personnel pour rencontrer Isabelle Pierre et Gwendoline Jamesse de l’équipe projet Refonte web nantaise. Un échange informel pour un passionnant partage d’expérience. A découvrir, la refonte de Montreal.ca avec le site bêta : beta.montreal.ca  à tester. Et une vidéo de présentation  https://youtu.be/o2VInI_izC4

 

La ville à l’ère du numérique : trois questions à Clément Mabi

Clément Mabi est maître de conférence en Science de l’information et de la communication à l’UTC de Compiègne. Ses recherches portent sur la participation politique en ligne et les usages citoyens du numérique. Récemment, il a travaillé sur différents objets comme l’ouverture des données publiques (Open data), l’usage du numérique dans les dispositifs de concertation, le développement du « Gouvernement Ouvert » (Open Governement) et les civic tech.

Nous l’avons rencontré dans le cadre des panels menés avec l’interne.

Le projet précède-t-il la technologie ou l’inverse ?

« Ce que l’on dit souvent dans l’innovation, c’est qu’il faut faire attention à ne pas utiliser des outils avant d’avoir réfléchi. Cela parait simple, mais ce dont on se rend compte, c’est qu’il y a souvent un attrait pour les équipements, pour les technologies, qui précède la réflexion sur leurs usages. Or, une réflexion qui est bien appropriée, c’est une réflexion qui s’insère dans un projet. Ici, un projet politique, sur une manière de concevoir la relation à l’usager, sur une manière de concevoir la participation. »

Comment le numérique peut-il répondre aux attentes des citoyens ?

« Aujourd’hui, on voit dans la société une demande de plus en plus forte d’horizontalité, d’interactivité : ce que je veux dire par là c’est que les citoyens, par différents canaux, nous montrent qu’ils ont envie d’être pris en considération, d’échanger, d’exprimer leur avis… et le numérique vient équiper cette demande, vient outiller cette demande. C’est-à-dire que ces technologies, par leur configuration, renforce cette capacité des citoyens à s’exprimer individuellement et à parler d’eux. Et cette capacité à faire parler les citoyens rend compte de cette demande sociale. Il y a une logique de co-construction de la demande avec l’outil. »

Quelles nouvelles postures cet outil induit-il ?

« Avec le numérique, on voit émerger trois formes de postures pour les institutions :

  1. La posture de l’écoute active : qui correspond à la possibilité donnée aux citoyens de venir commenter l’action publique et de récolter les avis sur celle-ci
  2. La posture de la discussion permanente : qui introduit une logique d’interactivité, de dialogisme, où l’on essaye de discuter pour faire le service après-vente des politiques publiques
  3. La posture de la co-construction : une logique plus collaborative, où la légitimité de l’action publique se construit dans la discussion. »

 

Atelier de synthèse du 11 juillet

Les trois panels engagés dans la réflexion se sont retrouvés le 11 juillet pour un atelier de synthèse. Ils étaient 35 participants, pour moitié issus du groupe des citoyens, pour l’autre des groupes experts (écosystème numérique et innovateurs internes). L’occasion de partager un certain nombre de points de vue « communs », ayant émergé des précédents ateliers sur la refonte des sites, mais surtout de débattre autour de 4 questions-clés nécessitant un approfondissement : le portail de territoire, la personnalisation, l’interaction avec l’institution et la remontée spontanée d’idées.

Le format world café a permis un haut niveau de réflexion, dans une ambiance plutôt sympathique et détendue. Merci à tous les participants !

[R-slider id= »6″]

A suivre : le compte rendu des échanges…

Les Communs

Des points de vue qui ont fait consensus dans l’ensemble des ateliers

[R-slider id= »7″]